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lundi 9 février 2009

Samedi 14 février 2009 se tiendra le 6ème Cercle de Silence à Tournon.

Initié par RESF Tournon, ce Cercle regroupe des personnes de tout horizon, qui partant d'une démarche personnelle, veulent témoigner par le Silence qu'ils s'imposent durant une heure, de leur soutien aux demandeurs d'asile à qui tout droit à la parole est ôté.
Le respect des fondements des Droits de l'Homme et de l'Enfant sont une des revendications silencieuses. Selon un rapport remis à l'ONU par RESF, 1 050 enfants ont subi en 2008 un séjour en centre de rétention ou zone d'attente, alors que l'enfermement des mineurs étrangers, seuls ou accompagnés, est interdit par les conventions internationales dans les affaires de droit au séjour.
Contre la politique du chiffre qui vise à expulser le plus grand nombre d'étrangers sans-papiers, sans se soucier des drames humains que cela provoque. Etre sans-papier, c'est une situation administrative, pas un crime !
Contre les conditions matérielles et psychologiques de rétention qui poussent les retenus à des actes de désespoir, suicides, automutilations, grèves de la faim.
Nous invitons ceux et celles qui souhaitent témoigner leur réprobation par ce moyen pacifique à venir se joindre au Cercle de Silence Samedi 14 Février entre 10h et 11h. Place Saint Julien.
A Tournon et autours de Tournon des familles sont obligées de se cacher avec leurs enfants, comme des criminels. Certains ont déjà connu le centre de rétention, et subissent encore aujourd'hui le contre coup de ce mois passé en prison au mois d'Août. Interdits de travailler, d'exister. Des hommes forcés à l'inactivité, alors que des promesses d'embauche leur avaient été faites. Des enfants traumatisés par un emprisonnement et voyant leur père tourner en rond, parce qu'on leur nie le droit d'exister. Pouvons-nous faire comme si ils n'existaient pas ?

mercredi 4 février 2009

7 février : Mobilisations dans toute la France CONTRE L’ENFERMEMENT DES ÉTRANGERS et la remise en cause des droits fondamentaux en France et en Europe

APPEL NATIONAL DU RESF, D’UNIS CONTRE UNE IMMIGRATION JETABLE (UCIJ) et MIGREUROP
Partout en Europe et de plus en plus souvent aux frontières de l’Europe, une logique concentrationnaire se développe pour empêcher ou freiner la circulation de ceux des migrants qui viennent chercher sur ce continent un refuge ou un avenir meilleur : les moyens pour prendre en charge ces migrants, parmi lesquels figurent de nombreuses familles avec enfants, et leur venir en aide sont diminués ou supprimés ; dans les zones d’attente, les quelques centaines de mineurs qui arrivent chaque année sont traités avec la même dureté que les adultes…

L’adoption de la « Directive de la honte » le 18 juin 2008 fait craindre que la logique d’harmonisation par le bas qui est trop souvent celle de l’Union européenne aboutisse partout à l’allongement des temps de rétention et à l’amoindrissement des possibilités de recours.

En France le ministère de l’immigration se glorifie d’avoir arraché à leur vie dans ce pays près de 30 000 étrangers pour les reconduire aux frontières de la métropole et autant aux frontières de l'Outre-mer (principalement de Mayotte et de la Guyane). Il ne cesse de construire de nouvelles « prisons pour étrangers », dont certaines prévoient l’accueil des mères de famille et de leurs enfants. De fait, les enfants sont de plus en plus nombreux à passer par l’angoisse et le traumatisme de l’enfermement.

Sous prétexte de garantir l'accès à l'asile, le Règlement européen « Dublin 2 » empêche des milliers d'exilés de demander une protection dans l'UE, multipliant les « entonnoirs » et toutes sortes de camps notamment en Grèce, en Italie, en Europe orientale et dans le nord-ouest de la France, et condamnant ces exilés à des errances sans fin.

Pire, un décret fait de la défense des étrangers un marché : Il met en cause, par un appel d’offres, l’exercice des droits fondamentaux des étrangers, en réduisant de fait les possibilités d’action des associations qui assuraient jusqu’à présent l’information et la défense des retenus dans les centres de rétention, et en remettant en cause la possibilité d’un regard d’ensemble de la société civile sur ce qui se passe à l’intérieur.

Pourtant ces étrangers ont été privés du droit au séjour, arrêtés suite à un contrôle d’identité ou routier, interpellés au guichet d’une préfecture, appréhendés sur leur lieu de travail ou à leur domicile, qu’ils aient vécu un an ou quinze ans en France. Privés de liberté, séparés de leurs famille, leurs études interrompues pour les plus jeunes, ils partiront avec une valise et quelques euros en poche, séparés au mépris de toute humanité de leurs amis et relations et surtout de leurs proches qui survivront comme ils pourront…

Nous ne pouvons accepter cette logique répressive qui multiplie les atteintes aux droits que la France et l’Europe se devraient de faire respecter au nom des conventions internationales qu’elles ont ratifiées, qu’il s’agisse de la liberté d’aller et venir, du droit à la protection contre les persécutions, du droit à la vie privée et familiale, du droit à la santé ou des droit des enfants.


Nous appelons à des rassemblements et manifestations partout en France
Le samedi 7 février

RESF - UCIJ - MIGREUROP